Education et formation

La formation : un enjeu essentiel pour l'emploi et la compétitivité

Emile BLESSIG organise une conférence sur le thème de l'Emploi-Formation avec l'intervention de Patrick HETZEL, citoyen de Sarre-Union et actuellement Directeur Général pour l’Enseignement Supérieur et l’Insertion au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, le vendredi 4 février 2011, à 20h15, à Sarre-Union, dans la grande salle du Centre socioculturel 26A rue de Phalsbourg.

Le chômage est le souci majeur que nous rencontrons actuellement dans notre société, à tel point que rares sont les familles qui, de près ou de loin, ne sont pas ou n’ont pas été confrontées à cette difficulté.

Ainsi, au 31.12.2009, la zone d’emploi de Saverne – Sarre-Union comptait 5 288 demandeurs d’emploi. Fin septembre 2010, le taux de chômage y est de 6,8 %, contre 8,1 % dans le Bas-Rhin et 9,3 % au niveau national.

Même si ce chiffre a évolué favorablement ces derniers mois (-0,1 % sur notre secteur au cours de la dernière année), le problème reste posé et nous devons continuer à travailler à l’amélioration de la situation de l’emploi.

Les conditions de l’accès à l’emploi sont nombreuses, les unes relèvent de la situation économique nationale et internationale et notamment de la croissance, les autres de l’employabilité des demandeurs d’emploi, c'est-à-dire l’adéquation entre les offres d’emploi et le niveau de qualification des demandeurs d’emploi, sur un territoire et à un moment donnés.

Ces questions se posent aussi bien au niveau national qu’au niveau local et, dans nos sociétés actuelles, la formation est devenue un enjeu essentiel pour l’emploi et la compétitivité.

Pour analyser cette relation emploi-formation en général ainsi que sur notre territoire, le Député invite à une conférence animée par Monsieur Patrick HETZEL, citoyen de Sarre-Union, professeur d’Université, ancien recteur de l’académie de Limoges, Directeur Général pour l’Enseignement Supérieur et l’Insertion au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.


Le Lycée de Bouxwiller devient le Lycée Adrien-Zeller

Bouxwiller

La Commission permanente du Conseil Régional d’Alsace de ce vendredi 8 janvier 2010, placée sous la présidence d’André Reichardt, a décidé d’attribuer le nom d’Adrien Zeller au lycée de Bouxwiller.

Suite au décès du Président du Conseil Régional d’Alsace en exercice de 1996 au 22 août 2009, le proviseur du lycée de Bouxwiller a saisi la Région pour solliciter la possibilité de baptiser son établissement « Lycée Adrien-Zeller ». Mme Danielle Buchi, Maire de Bouxwiller, a appuyé cette demande.

Cet établissement n’a pas de nom et il fait partie de la circonscription électorale dont Adrien Zeller a été député durant 23 ans.

Le conseil municipal de Bouxwiller s’est prononcé en faveur de la dénomination « Lycée Adrien-Zeller » lors de sa séance du 17 septembre 2009, le conseil d’administration a fait de même le 6 octobre dernier.

Mme Huguette Zeller, veuve du Président Zeller, a quant à elle, donné son accord le 20 novembre dernier.

Le lycée Adrien Zeller est un lycée d’enseignement général et technologique. Il compte 590 lycéennes et lycéens. Depuis 1986, la Région y a réalisé 12,1 M€ d’investissement, notamment pour la construction du nouveau bâtiment scientifique et son célèbre mur solaire, qui permet d’économiser 50 % sur le chauffage du hall et 10 % pour les salles de classe, et qui illustre parfaitement la détermination du Président Adrien Zeller en matière de promotion des énergies renouvelables.

 


Ecole maternelle de la Villeneuve à Sarre-Union : décision reportée

Interpellé par des parents d’élèves de l’école maternelle de la Villeneuve et des élus du Conseil municipal de Sarre-Union, et après avoir pris des contacts avec l’ensemble des acteurs concernés par l’annonce de fermeture de cette classe, Emile BLESSIG est intervenu auprès de l'Inspection Académique du Bas-Rhin et a tenu à apporter sa contribution pour une solution éventuelle à savoir :

Maintenir pour une année supplémentaire l’ouverture de la classe de la Villeneuve et mettre à profit l’année scolaire 2009/2010 pour suivre l’évolution des effectifs et engager une réflexion pour l’affectation des locaux de l’école de la Villeneuve aux bénéfices des enfants et du quartier en cas de fermeture de cette dernière.

Donner aux parents et aux élèves de l'école de la Villeneuve qui le souhaitent la possibilité d’expérimenter la solution d’une inscription à l’école du centre avec le bénéfice du transport scolaire (ceci est d’autant plus facile à mettre en œuvre que les transports scolaires existent déjà pour les élèves de l’école élémentaire) et des services périscolaires (restauration et garderie).

En date du 6 juillet 2009, Monsieur Didier VIN-DATICHE, Inspecteur d'Académie Adjoint, annonçait que le projet de fermeture de l'école de la Villeneuve était reporté d'une année et que ce délai supplémentaire serait mis à profit pour reprendre le dialogue et permettre à chacun de comprendre les motivations d'une telle décision tout en préparant l'avenir.

 


Education Nationale : s’adapter aux évolutions de notre société

un public nombreux pour parler

Au cœur de l’actualité, le thème de l’Education nationale proposé par les parlementaires, Messieurs Emile Blessig (circonscription de Saverne), Frédéric Reiss (circonscription de Wissembourg) et Alain Marty (circonscription de Sarrebourg), a rassemblé près de 150 personnes, lors de la réunion publique le 5 février 2009 à Drulingen.

Emile BLESSIG, député-maire de Saverne

Le député Emile Blessig a replacé le débat dans un contexte global en illustrant son propos par quelques chiffres clés : Alors que dans les années 30, seuls 2,5% des jeunes accédaient au baccalauréat, ils sont aujourd’hui plus de 60 %. Actuellement, au moment du passage en 6ème, 15 % des élèves ne disposent pas des éléments de base de lecture et de calcul. Chaque année, 150 000 élèves quittent l’école sans diplôme. Le budget de l’éducation nationale a été multiplié par 2 en 20 ans. C’est le premier budget de l’Etat : 57,8 milliards d’euros.

Le député Frédéric Reiss est, au sein de l’Assemblée nationale, membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. A ce titre, il précise s’intéresser particulièrement à la situation des chefs d’établissement. Il a d’ailleurs déposé une proposition de loi visant, notamment, à donner une personnalité juridique aux écoles primaires. Ces dernières deviendraient des « Etablissements publics d’enseignement primaire ». Ainsi, ces « EPEP » bénéficieraient d'une certaine autonomie et seraient dirigés par un responsable juridique (directeur) avec des moyens humains et financiers adaptés.

Frédéric REISS, député de Wissembourg

Le député Frédéric Reiss rappelle les grands axes de la politique gouvernementale en matière d’éducation nationale ainsi que les principales mesures ayant fait débat. Une des missions de l’éducation n

ationale est de s’assurer que chaque élève maîtrise, à l’issue de sa scolarité, un socle commun de connaissances et de compétences.

Un effort particulier est fait pour les élèves en grande difficulté (mise en place des PPRE – Plan Personnalisé de Réussite Educative…). Des gros progrès, qui devront d’être poursuivis, sont également développés en direction des élèves handicapés avec notamment, le développement des « Unités pédagogiques d’intégration » (200 créations par an). Par la suite, de nombreux autres thèmes ont été abordés : réforme du lycée, menace sur les RASED (réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté), application du service minimum d’accueil dans les écoles, mise en place de l’aide personnalisée avec suppression de l’école le samedi matin, nouveaux programmes, évaluation…

Alain MARTY, député-maire de Sarrebourg

Même si nous n’avons pas le recul suffisant pour mesurer l’impact de certaines de ces mesures, les parlementaires ont insisté sur la nécessité de réformer un système pour lequel nous dépensons beaucoup et dont les résultats ne sont pas à la hauteur par rapport aux autres pays européens (en baisse selon les études de l’OCDE).

Le débat a permis de mettre en exergue certaines situations inacceptables pour les enseignants ou les responsables administratifs. Ainsi, certains collèges et lycées déplorent une baisse de leur dotation horaire globale, alors que leurs effectifs sont en augmentation. L’empressement à mettre en place de nouvelles réformes est également dénoncé, avec pour conséquence, la difficulté de proposer un parcours cohérent et efficace aux élèves. Abordant la question de l’évaluation des élèves en primaire, le député Frédéric Reiss a rappelé que celle-ci est importante car elle permet de créer un lien direct de l’enseignant avec la famille.

Ce dernier point est primordial, d’autant plus que le système français a la particularité de présenter une rupture totale entre le primaire et le collège.

L’ensemble des acteurs s’accorde à dire que l’éducation nationale doit s’adapter aux évolutions de notre société. Cependant, les débats ont mis en évidence la difficulté de l’exercice : se tenir aux objectifs fixés, les hiérarchiser et les mettre en œuvre tout en tenant compte des contraintes.