
Ce projet de loi entend procéder à l’ouverture à la concurrence et organiser la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne.
Deux objectifs animent le Gouvernement :
– susciter une offre légale, limitée aux jeux les plus demandés et contrôlée par l'État ;
– marginaliser les opérateurs illégaux, qui ne présenteraient pas des garanties suffisantes en matière de prévention de l'addiction et de lutte contre la fraude ou le blanchiment.
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Rappel : Emile BLESSIG a été co-auteur d'un rapport d'information en février 2008
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Pour établir le périmètre des jeux ouverts à la concurrence sur Internet, le projet de loi ouvre à la concurrence les trois domaines sur lesquels se concentre la demande des joueurs sur Internet.
Les paris sportifs à cote (paris dans lesquels l’opérateur de jeux parie contre le joueur).
Le projet de loi autorise les opérateurs légaux à proposer, au choix, des paris sportifs à cote ou sous forme mutuelle, et à développer une offre encadrée de paris en direct.
Les paris hippiques qui vit avec la tradition du pari mutuel.
En matière de jeux de casinos, le Gouvernement a décidé d’ouvrir à la concurrence le poker en ligne. Le Gouvernement refuse d’étendre l’ouverture aux jeux de hasard pur des casinos, en particulier les machines à sous.
Les opérateurs seront soumis à une fiscalité sur les mises.
Une partie de ces recettes fiscales et sociales sera destinée au financement de la lutte contre la dépendance aux jeux.
Une autorité de régulation indépendante va être créée pour attribuer des licences aux opérateurs de jeux sur Internet.
Mais ces licences, qui seront valables pour une durée 5 ans renouvelables, ne seront attribuées qu’aux opérateurs qui respecteront un cahier des charges précis, dont le projet de loi fixe les bases.
L’autorité de régulation aura pour mission de contrôler le respect de ce cahier des charges.
Pour les sites qui resteront illégaux, la première des contraintes va être de ne pas pouvoir faire, contrairement aux opérateurs légaux, de publicité ou de ne pas pouvoir sponsoriser des clubs de sport professionnels.
Le projet de loi prévoit des amendes lourdes en cas de publicité pour un site illégal.