
Dans le cadre de la loi de modernisation de l'économie, nous avons créé un nouveau statut, celui d'auto-entrepreneur, destiné à favoriser l'esprit d'entreprendre et à créer de petites activités facilement et sans contraintes excessives.
Un statut pour qui ?
Le statut d'auto-entrepreneur s’adresse à toutes les personnes qui veulent créer très facilement leur propre activité.
Il peut intéresser étudiants, chômeurs, salariés, artisans, commerçants ou professions libérales.
Il permettra aussi aux personnes qui ont déjà un emploi ou sont à la retraite de compléter leurs revenus en créant leur propre activité en parallèle.
Les avantages de ce statut :
Créer son entreprise en un jour : un seul formulaire à déclarer auprès de son centre de formalités des entreprises.
(une fois cette formalité accomplie, l'entrepreneur pourra commencer son activité et en percevoir les fruits).
Seule contrainte : immatriculation au registre des métiers ou au registre du commerce et des sociétés dès que les plafonds de chiffre d’affaires (80 000 € pour les activités commerciales, 32 000 € pour les activités de service) seront dépassés.
Simplification du mode de calcul et de recouvrement de l’ensemble des cotisations sociales :
elles seront calculées à partir d’un pourcentage du chiffre d’affaires réalisé par l’auto-entrepreneur.
Les prélèvements sociaux et fiscaux de la nouvelle activité seront effectués à la source (mensuellement ou trimestriellement), seulement à compter du jour où la personne aura réalisé un chiffre d’affaires.
Aucune imposition, ni cotisations minimales, tant que l'activité ne dégagera pas de revenus.
Grâce à ce statut, celles et ceux qui ne déclaraient pas leur activité parce qu’elle n’était qu’un travail d’appoint auront tout intérêt à profiter de ce régime, qui leur permettra de profiter légalement du fruit de leur travail et de bénéficier d’une couverture sociale.
Un statut qui ne remet pas en cause la réglementation de l'artisanat
L'auto-entrepreneur reste soumis aux obligations de qualification professionnelle
ex : un auto-entrepreneur ne pourra pas s'établir comme plombier, coiffeur ou boucher sans avoir les diplômes ou années d'expérience requises ;
L'auto-entrepreneur reste également soumis aux obligations d'assurance de responsabilité civile exigées pour l'exercice de certaines professions.
Conclusion
C'est un régime de simplification des formalités et du prélèvement social, qui encadre les activités générant un chiffre d'affaires limité (80 000 € pour les activités commerciales, 32 000 € pour les activités de service).
Si les seuils sont dépassés, les auto-entrepreneurs deviennent des entrepreneurs individuels soumis aux règles communes.