
Avec une dotation de 58 milliards d'euros, le budget de l'Education nationale est le 1er budget de l'Etat
Budget :
- 1er budget de l'Etat ;
- pour 2008 : 58 milliards d’euros (en hausse de 2,03 % par rapport à 2007) ;
- un budget qui a été multiplié par deux en 20 ans ;
- la dépense moyenne par lycéen est supérieure de 22% à celle de tous les pays développés ;
Fonctionnaires : 1,02 million ;
Pour la rentrée prochaine :
- 35.000 départs à la retraite prévus.
- 11.200 postes non renouvelés (Loi de finances 2008), soit - de 1% des effectifs.
L’évolution des emplois tient compte des évolutions de la démographie scolaire.
2nd degré :
- 145.000 élèves en moins au cours des trois dernières années ;
- 40.000 élèves en moins à la rentrée prochaine ;
- 8.800 emplois ne seront pas renouvelés ;
1er degré : situation inverse
- démographie en hausse,
- création de 800 emplois.
L’évolution des emplois tient compte de notre capacité à mieux mobiliser l’emploi existant.
L’an prochain, l’équivalent de 5.000 emplois sur les 8.800 emplois supprimés dans le second degré seront compensés par les heures supplémentaires qu’effectueront les enseignants volontaires.
L’évolution des emplois tient aussi compte de l’inefficacité désormais avérée de la logique exclusive d’augmentation continue des moyens.
Dans le premier degré, depuis 20 ans :
200.000 élèves en moins...................12.000 enseignants supplémentaires ont été recrutés.
Les résultats sont alarmistes : la logique quantitative, défendue par les syndicats, n'a pas empêché la dégradation continuelle des performances de notre système scolaire dans les classements internationaux ! La France est devancée par tous les Etats européens de taille comparable.
15% des élèves quittent l’école primaire en ayant de graves lacunes dans les domaines de la lecture, de l’écriture et des mathématiques.
Lorsqu’on demande aux écoliers de 2007 de refaire la même dictée que celle qui avait été proposée aux écoliers de 1987, ils font deux fois plus de fautes que leurs prédécesseurs : 50% font plus de 15 fautes pour une dictée de 85 mots.
Vouloir plus de postes à tout prix est une forme de recul, une erreur.
2 – Les réformes engagées dans l'éducation nationale
En finir avec des politiques aussi coûteuses qu'inefficaces
Les économies ainsi réalisées permettent d’offrir de nouveaux services aux élèves et aux enseignants :
- L’accompagnement éducatif dans les collèges de l’éducation prioritaire.
Permet à ces collégiens de bénéficier d’un soutien scolaire, d’activités culturelles et sportives quatre soirs par semaine, entre 16h et 18h.
140 millions d’euros et 1,2 million d’heures supplémentaires y sont consacrés.
La mesure sera étendue à l’ensemble des collèges et aux écoles primaires de l’éducation prioritaire à la rentrée prochaine ;
- 22.000 modules de stages gratuits de remise à niveau en français et mathématiques pendant les vacances scolaires pour les élèves en difficulté des classes de CM1 et de CM2
( vacances de printemps, début juillet et fin août / par des enseignants volontaires / rémunérés sous forme d'heures supplémentaires );
- Lutter contre l'échec scolaire dès le primaire : en réaffectant des heures de cours supprimées le samedi matin sous forme de soutien personnalisé aux élèves en difficulté ;
injection d’1 milliard d’euros de pouvoir d’achat lié aux heures supplémentaires exonérées de charges sociales et défiscalisées.
Conclusion
Ces suppressions d’emploi ne se traduiront pas par une dégradation de la qualité du service public.
La qualité de l'enseignement sera respectée : à la rentrée 2008 nous aurons
- le même service éducatif,
- les mêmes classes,
- les mêmes options,
- le même encadrement : Il n'a jamais été question d'être 40 par classe !
* 28 élèves par classe en moyenne en filière générale,
* 19 élèves par classe en filière professionnelle
D'autres réformes ont été lancées :
* L’incitation à la création d’un service minimum d’accueil en temps de grève dans les écoles pour la rentrée 2008 (organisation d'un service d’information pour les familles et incitation financière pour les communes volontaires qui voudront organiser des solutions d’accueil).
* La mise en œuvre de la seconde étape de l’assouplissement de la carte scolaire avec le maintien des critères favorisant la mixité sociale, pour la prochaine rentrée.
* La rénovation de la voie professionnelle avec la généralisation du bac pro en 3 ans et la création de passerelles permettant le passage entre le CAP et le bac pro.
* Le dispositif de « reconquête du mois de juin ». Actuellement expérimenté dans 13 départements, cette reconquête passe par l’aménagement des dates d’examens, la recherche de nouveaux locaux pour passer les examens et a pour objectif de permettre aux élèves de bénéficier d’un mois complet d’enseignement.
3 – Pistes de réflexion
« Il faut moins de bachotage et plus de personnalisation des enseignements », Xavier DARCOS, interview du 15 avril Le Figaro. Il propose de mettre en discussion trois chantiers importants :
- redéfinir l’articulation entre le temps scolaire, le temps d’accompagnement des élèves et le temps du travail autonome ;
- réfléchir sur les améliorations à apporter au statut lycéen ;
- envisager la façon dont nous pourrions bâtir un lycée qui laisserait une plus grande autonomie aux élèves, un lycée avec une terminale différente, véritable pivot entre l’enseignement scolaire et l’enseignement universitaire.
Des réformes seront proposées en accord avec la Garde des sceaux afin de mieux protéger les enseignants des violences dont ils sont les victimes.
La nouvelle université est en marche (loi du 10 août 2007)
► Un engagement financier historique :
Le budget consacré aux universités augmentera de 5 milliards d'euros sur 5 ans.
Concrètement :
Dès 2008, l'enveloppe financière déployée en faveur de l'Université représente en moyenne pour chaque université une augmentation de 13,5 % de son budget de fonctionnement.
► Un accompagnement vers l'autonomie :
Concrètement c'est :
- renforcer l'encadrement des universités ;
- revaloriser les carrières ;
- faire de l'immobilier une priorité ;
- permettre d'attirer de nouveaux financements publics ou privés dans le cadre des fondations universitaires ou partenariales ;
► Une amélioration des conditions de vie des étudiants :
* Une réforme des aides sociales et du financement des études
Dès le mois de janvier 2008, 100 000 étudiants les plus défavorisés ont bénéficié d'une augmentation de 7,2 % de leur bourse (par rapport à 2007).
Dès la rentrée prochaine, le nombre d'étudiants boursiers augmentera de 50 000 bénéficiaires.
L'allocation de recherche des doctorants a été revalorisée de 16 %.
* Le plan « Réussite Licence » : 730 millions d'euros ont été alloués à ce plan.
Objectif :
- diviser par deux le taux d'échec en 1ère année dès 2012
- faire de la licence un vrai diplôme national qualifiant d'insertion ou de poursuite d'étude
Comment ?
- rénover la licence générale pour en faire une vraie formation pluridisciplinaire ;
- mieux orienter les étudiants dans leur projet ;
- agir envers les filières professionnelles courtes pour permettre la réussite de tous les étudiants
* L' « opération Campus » :
5 milliards d'euros pour financer la rénovation immobilière et la restructuration des pôles universitaires et de recherche (l'amélioration des conditions de logement des étudiants en fait partie).